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Le bruant ortolan

 

Le soleil couchant illumine les plaines cultivées. Perché sur un fil, face aux derniers rayons, l'ortolan égrène son chant mélancolique. Non loin de là, à la cime d'un arbre isolé en plein champ, la même phrase lui fait écho et d'autres répondent plus loin encore, vers les vignes d'un coteau.

  

Un plumage sur mesure

A peine plus gros qu'un moineau, son plumage est aisément reconnaissable à la délicatesse de ses couleurs : un vert olive grisâtre s'étend de la tête au cou et jusqu'en haut de la poitrine, la coloration devenant plus vive et nettement jaune sur la gorge et les «moustaches» ainsi que le cercle oculaire ; un roux cannelle orangé couvre les parties inférieures du corps. Le manteau est brun rayé comme chez les autres bruants. A noter également le rose chamois du bec et des pattes. La femelle se distingue par des taches à la poitrine et des couleurs plus fraîches.

 

Tel un ténor !

 
L'ortolan fait partie d'une vaste famille de passereaux, les bruants, du verbe «bruire». Pourtant les bruants ne sont pas plus tapageurs que d'autres oiseaux chanteurs. Le mâle a besoin d'un perchoir (un arbre isolé, un muret de pierres, un cep de vigne…) pour égrener son chant. Bombant la poitrine et renversant la tête en arrière à chaque strophe, il lance un refrain mélancolique empreint de douceur. Sa ligne mélodique est la même que chez le bruant jaune : répétitions de notes égales, que termine un son plus longuement tenu. Mais la dernière note est plus grave et voilée : tyi-tyi-tyi-tyi-thiû…En Charente, les vignerons attendent l'arrivée du «binetu» : binn-binn-binn-tu qui rappelle le travail de saison.

 

L'oiseau des vignes

 
Son nom, ortolan, vient du latin hortulanus, signifiant «oiseau des jardins». A signaler cependant que l'ortolan n'est pas un oiseau des jardins, mais un oiseau des plaines cultivées qui aime en particulier les vignes (un des sens de hortulus est «coin de vigne»). Il recherche de préférence des espaces découverts, plats, chauds et secs avec l'existence d'une végétation herbacée rare et clairsemée laissant par endroits de la terre nue et des postes de chant. Dans la Vienne, la plaine cultivée représente son milieu habituel. Dès son retour de migration, le bruant ortolan colonise les nombreuses petites parcelles de vignes traditionnelles, parsemées d'arbres fruitiers et entrecoupées de cultures variées. L'oiseau s'alimente à pied et trouve dans ce milieu les chenilles et autres insectes dont il se nourrit essentiellement, ne refusant pas une petite graine à l'occasion. Il installe son nid à terre, dans un trou, à l'abri d'une touffe de plante. La femelle pond de 4 à 6 œufs, longs d'une vingtaine de millimètres, de couleur claire, tachetés de sombre et qu'elle couve seule. Les poussins éclosent une douzaine de jours après la ponte et sont nourris par les deux parents de petites sauterelles et autres insectes. Les bruants ortolans se rassemblent en petites bandes avant de partir, en août septembre, vers leurs quartiers d'hiver au sud du Sahara et en Arabie.

 

Des menaces pesantes

 
C'est une espèce totalement migratrice et la France est une voie de migration importante pour les populations du nord-ouest de l'Europe en route vers l'Afrique tropicale. La Vienne accueille la plus importante population du Centre-Ouest de la France. Cependant, le bruant ortolan est en voie de disparition dans notre région. Cette situation est liée à la modification des pratiques agricoles, particulièrement à l'usage intensif des pesticides ainsi qu'à l'abandon des pratiques traditionnelles. Depuis 1999, Il est classé comme espèce protégée afin de ne plus subir une chasse abusive (dans les Landes) à des fins culinaires.
 

 

 

 

 


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