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Actualité novembre-décembre

 

Mots, poésies et chansons en éducation à l’environnement

C’est bien connu, l’enfant est « naturellement » épris de nature. Quel bonheur pour l’animateur(trice) de passer ses journées au grand air à accompagner des écoliers dans la découverte de leur environnement ! Quelques moments croustillants ? Écrabouillage de fourmis, capture de grenouilles et crapauds, arrachage d’ailes de tipule…     

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Entre attirance et dégoût vis-à-vis des « bestioles »,

de tels comportements restent bien entendu rares. Il faut y voir un révélateur de la diversité des caractères des enfants et de leur manière d’appréhender la nature. Au sein d’une même classe, certains ressentent le besoin de toucher (voire de goûter pour les plus jeunes), quand d’autres sont capables d’analyser. Quelques-uns encore peuvent avoir une fâcheuse tendance à la capture, tandis que les rêveurs sont hypnotisés par la poésie du vent qui souffle dans les feuilles. Dans ce contexte, l’animateur(trice) nature doit anticiper cette multitude de cas de figure en proposant des séances et des outils adaptés. C’est la diversité des approches qui garantit de toucher la sensibilité des enfants… et d’économiser nombre de fourmis écrasées.
     

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Prenons le cas concret

d’une séance autour de l’étude du bouleau. Hors de question de se contenter d’une seule et unique approche naturaliste (comme dirait le célèbre dramaturge footballistique Guy Roux, « Ce serait gâcher »). On préfèrera : observer les couleurs de l’écorce ; inviter à la toucher et à la comparer avec celle d’autres arbres ; la dessiner ; observer et décrire l’environnement de l’arbre ; pourquoi pas, au printemps, goûter sa sève et aborder ses vertus médicinales ; de retour en classe, replacer le bouleau sur une maquette de paysage afin de mettre en évidence ses exigences biologiques et son cycle de vie… et pourquoi ne pas user des mots ? Mot, ça rime avec bouleau ! C’est un bon début pour commencer à jouer, à écrire, à inventer, tout en continuant à travailler !

 

Des mots pour poursuivre nos découvertes

Attention toutefois à conserver l’objectif initial qui est la découverte de la nature. L’essentiel est de rester dans l’étude du sujet donné. En fin d’animation, la lecture aux élèves du livre « Petit arbre veut grandir », de Nancy Guibert et Coralie Saudo, permet d’aborder de façon poétique les relations entre l’arbre et la faune qui lui est associée. « Dans la forêt du paresseux », d’Anouck Boisrobert et Louis Rigaud, est un livre pop-up (les illustrations surgissent en relief), qui montre les conséquences de l’action de l’homme sur les milieux naturels mais aussi sa capacité à reconstruire. « Bonjour petite grive », de Mary Lyn Ray et Peter Silvada, raconte l’histoire de deux enfants éloignés de plusieurs milliers de kilomètres et amis d’un même oiseau migrateur, une grive des bois.

 

 

Les mots et illustrations des auteurs

proposent un regard imagé sur les notions abordées. Mais on peut également solliciter la sensibilité des enfants, qui ne sont pas que des arracheurs d’ailes de tipules (ils arrachent aussi les pattes…). Leur demander d’écrire des haïkus ou d’inventer des chansons, c’est les inviter à exprimer avec leurs mots leur propre vision de la nature. Voici quelques extraits de travaux réalisés autour de la thématique du déplacement des plantes via leurs graines : « Salsifis des prés, le vent te pousse, le vent te chasse pour que tu arrives à l’autre bout du monde… ou au champ d’à côté » - « Phragmite voyageur d’eau, au fond de l’eau un poisson te regarde. L’aulne ton ami de courant d’eau te voit lui aussi. Ne te sens pas si seul, tu as des amis ».

 

Stéphane Troubat



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